Le mandat agent/joueur : le travail précède la rémunération, la rupture en révèle les limites
Obligation de moyens, rémunération au résultat, rupture fautive, perte de chance et clause pénale : le contrat d'agent reflète-t-il vraiment le métier qu'il organise ?
INTRODUCTION
La rémunération de l’agent sportif est spontanément associée à un événement identifiable : la conclusion d’un contrat. Un joueur signe ou prolonge son contrat de travail, une opération est réalisée et l’agent qui y a concouru perçoit la rémunération prévue dans les limites fixées par les textes.
Cette représentation correspond à une fonction essentielle de l’agent. Elle ne décrit pourtant pas nécessairement toute la réalité de son activité.
Avant qu’un contrat ne soit conclu, l’agent peut avoir accompagné le joueur pendant plusieurs mois ou plusieurs années. Il a pu analyser sa situation sportive et contractuelle, le conseiller sur l’évolution de sa carrière, le faire connaître auprès de clubs, préparer des supports de présentation, mobiliser son réseau, contacter différents interlocuteurs, se déplacer et explorer des opportunités dont beaucoup n’aboutiront jamais.
Faire connaître un joueur auprès des clubs n’est d’ailleurs pas une tâche purement matérielle. La qualité du réseau de l’agent, sa connaissance des recruteurs et des dirigeants, les relations qu’il entretient avec d’autres agents en France ou à l’étranger et la crédibilité dont il bénéficie auprès de ses interlocuteurs constituent autant d’éléments susceptibles de déterminer l’efficacité de ses démarches.
La construction de ce réseau représente elle-même des années de travail.
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