Le dopage désigne l’usage de substances ou de méthodes interdites visant à améliorer artificiellement les performances physiques ou mentales d’un athlète.
Il est interdit car il :
- Porte atteinte à la santé de l’athlète,
- Fausse l’équité sportive,
- Porte atteinte à l’image du sport.
Qui fixe les règles antidopage ?
La lutte contre le dopage est encadrée par des organismes nationaux et internationaux, notamment :
- AMA (Agence Mondiale Antidopage) : elle fixe les règles à l’échelle mondiale via le Code mondial antidopage.
- ANAD (Agence nationale antidopage) en France (anciennement AFLD).
- Les fédérations sportives internationales (FIFA, UCI, World Athletics, etc…) appliquent ces règles à leurs disciplines respectives.
Quelles sont les substances interdites ?
Chaque année, l’AMA publie une liste des substances et méthodes interdites, en vigueur à partir du 1er janvier.
On y trouve :
- Stimulants (amphétamines, éphédrine…)
- Anabolisants (testostérone, stéroïdes…)
- EPO et agents dopants sanguins (amélioration de l’endurance)
- Hormones de croissance
- Corticoïdes, sous certaines conditions
- Bêta-2 agonistes (asthme) à fortes doses
- Méthodes interdites : transfusions sanguines, manipulations génétiques…
Certaines substances sont interdites tout le temps, d’autres uniquement en compétition.
Comment se déroulent les contrôles antidopage ?
Les contrôles peuvent avoir lieu :
- En compétition (après un match ou une course)
- Hors compétition (visite surprise à l’entraînement, au domicile…)
Ils sont réalisés par des médecins ou des agents habilités. L’athlète fournit un échantillon d’urine ou de sang. Il doit rester disponible 365 jours/an, notamment dans les sports à haut niveau, via un système de localisation géographique (système ADAMS).
Les échantillons sont analysés dans des laboratoires accrédités. En cas de doute, une contre-analyse (échantillon B) peut être demandée.
Quelles sont les obligations des sportifs ?
Les athlètes professionnels doivent :
- Se soumettre aux contrôles à tout moment
- Ne pas refuser ou retarder un contrôle (ce qui est considéré comme une infraction)
- Déclarer tous les médicaments ou traitements suivis (et demander une AUT : autorisation d’usage à des fins thérapeutiques si nécessaire)
- Mettre à jour leur localisation (pour les sportifs de haut niveau).
Quelles sont les sanctions en cas de dopage ?
Les sanctions peuvent aller de :
- 2 à 4 ans de suspension pour un premier contrôle positif
- Suspension à vie en cas de récidive ou de fraude aggravée
- Annulation des résultats sportifs, perte de titres, médailles, records
- Amendes, exclusion des JO ou des compétitions internationales.
Les entraîneurs, médecins ou encadrants peuvent aussi être sanctionnés s’ils sont complices ou facilitateurs.
